Et voilà !... Une prière collective sur le corps du défunt et on s'en lave les mains... "Kane h'na ou rah"...
Le bilan se fera pour chacun en fonction de ce qu'il aura donné au Bon Dieu en l'enlevant à ses poches, à sa santé, à son temps, à ses nerfs, à ses enfants, à son employeur, à son pays et parfois même, au... Bon Dieu !... parce que, si on a engrangé des hassanates qui nous serviront dans l'au-delà, il faut bien que nous en payions le prix ici bas pour le gaspillage, les heures de veille, le travail au ralenti, les accidents de la route, les rixes, et tous les excès qui caractérisent ce sacré mois sacré...
Mais ce sont peut-être ces excès qui font la morale de ce mois où on efface tout pour recommencer... un peu comme si on effectuait un grand nettoyage pour nous débarrasser de nos trop-pleins en énérgie, en argent mal acquis, en nerfs, en sommeil, en économies, en violence accumulée
...
Mais rien que pour son atypisme qui en fait un mois charnière où la nuit se substitue au jour, si le Ramadhan ne nous avait pas été prescrit nous aurions gagné à nous l'imposer !
Saha Aidna !





